Je pense qu’on sous-estime encore complètement ce qu’est en train de devenir Grok Bot.
Je l’utilise sur mon ordinateur de travail, configuré comme un agent GTM avec ses propres instructions et son propre environnement. Il n’a pas besoin d’obtenir des permissions sur le poste ni de fouiller directement dans mes fichiers : il travaille dans sa VM.
Sur cet aspect, on se rapproche davantage de GPT Work que d’un simple chatbot.
L’interface est très bonne, l’interaction est naturelle et, surtout, on dispose des plugins Cursor. À partir de là, on peut déjà pousser le produit beaucoup plus loin que ses usages par défaut.
Composio est également très intéressant pour ajouter rapidement un grand nombre d’applications et d’appels API. Pour tout ce qui vit dans le cloud, cela ouvre déjà énormément de possibilités.
Mais mes outils les plus importants ne vivent pas uniquement dans des SaaS.
J’ai d’un côté mon coffre Obsidian, dans lequel se trouvent mes projets, ma mémoire, mes décisions, mes recherches, mes instructions et une bonne partie des skills que j’utilise depuis longtemps.
De l’autre, j’ai Hermes, installé sur son propre serveur à la maison, connecté à son environnement et capable d’aller beaucoup plus loin qu’un agent enfermé dans la VM de Grok Bot.
J’ai donc poussé le concept un peu plus loin et créé deux plugins personnels.
Le premier transforme Obsidian en Librarian (mon bibliothéquaire) pour Grok Bot.
Depuis Grok Bot, je peux demander au Librarian de retrouver une décision, une note projet, une personne, une ancienne réflexion ou le contexte complet d’un sujet.
Le bridge donne un accès très encadré au coffre.
Le second plugin connecte Grok Bot à mon agent Hermes.
Hermes reste sur son serveur, avec ses propres instructions, ses outils et les accès à l’infrastructure hôte que j’ai choisi de lui donner. Mais je peux désormais le solliciter directement depuis l’interface de Grok Bot.
Cela ne remplace pas Hermes Desktop ni Hermes sur Telegram, que j’adore toujours utiliser.
Cela ajoute simplement une nouvelle porte d’entrée.
Je peux discuter avec mon agent GTM dans Grok Bot, demander au Librarian de retrouver le contexte d’un projet, puis solliciter Hermes lorsqu’il faut aller plus loin depuis mon infrastructure personnelle.
C’est là que les deux mondes se marient vraiment bien.
Composio et les plugins classiques donnent accès aux applications et aux API cloud.
Le bridge Obsidian donne accès à ma mémoire personnelle.
Le bridge Hermes donne accès à mon agent auto-hébergé et à ce qu’il sait faire depuis son propre environnement.
Et Grok Bot devient l’interface commune pour interagir avec tout ça.
Je ne cherche pas à remplacer les outils que j’utilise déjà. Je profite simplement de l’UI et de l’environnement proposés par Grok Bot tout en conservant Obsidian et Hermes là où ils sont les meilleurs.
Pour moi, c’est ça le power usage de Grok Bot : ne pas le considérer comme une nouvelle fenêtre de chat isolée, mais comme une interface sur laquelle on peut venir brancher sa propre stack.
J’ai mis les deux repos à disposition de ceux qui voudraient reproduire ce type de configuration ou construire leurs propres variantes :
GrokBot ↔ Obsidian Bridge https://github.com/iamsupersocks/grokbot-obsidian-bridge
GrokBot ↔ Hermes Bridge https://github.com/iamsupersocks/grokbot-hermes-bridge